septembre 24, 2023
HAITI Insécurité

Violences armées en Haïti : au moins 73 personnes assassinées dont 54  à Carrefour-Feuilles pour les deux premières semaines d’août 2023, selon le RNDDH

Le Réseau national de défense de droits humains dit avoir enregistré pour la seule première partie du mois d’août 2023 au moins soixante-treize (73) personnes assassinées dont cinquante-quatre (54) à Carrefour-Feuilles.

Le RNDDH croit que le gouvernement de facto dirigé par le premier ministre Ariel HENRY met en œuvre, depuis quelques mois, une politique de chaos en vue de justifier, auprès de la communauté internationale, la demande d’intervention militaire étrangère qu’il a produite, de continuer à protéger les gangs armés et de garder le pouvoir.

L’organisme de défense et de promotion de droits humains dénonce « la complicité du Conseil supérieur de la police national (CSPN) ainsi que l’inertie de l’institution policière qui, par leur cynisme face à une population esseulée, ont abandonné celle-ci à la merci des bandits armés ».

Le RNDDH ne se doute pas que le Conseil Supérieur de la PNH présidé par le premier ministre est constitué « d’individus fantoches, sans conviction aucune et qui se contentent d’accepter cette politique de chaos du premier ministre de facto Ariel Henry. »

Le Réseau national de défense des droits humains s’interroge perplexe sur la facilité avec laquelle le directeur général de la PNH Frantz Elbé ordonne généralement aux policiers de bombarder la population de gaz lacrymogène, lorsqu’elle manifeste pacifiquement pour réclamer protection et assistance de l’Etat. A contrario, lorsqu’il s’agit de venir en aide aux nombreuses familles victimes des attaques armées perpétrées par les bandits armés, le directeur général a.i. Frantz ELBE empêche catégoriquement les agents d’intervenir.

Par ce comportement inacceptable, le directeur général a.i. de la PNH Frantz Elbé, les autres membres du haut état-major de la PNH ainsi que le CSPN dans son ensemble se confondent aux bandits armés en se positionnant aux côtés de ces derniers au détriment de la population haïtienne, selon le RNDDH.

Face au cynisme des autorités étatiques et policière, le RNDDH rappelle que les droits à la vie, à la sécurité, à l’intégrité physique et psychique et à la propriété privée constituent des droits fondamentaux consacrés tant par la Constitution haïtienne en vigueur que par les instruments internationaux et régionaux de protection des Droits Humains ratifiés par Haïti. Leur violation systématique par les tenants du pouvoir doit porter la population victime à s’insurger et à s’organiser en vue de résister contre la gangstérisation de l’Etat et du pays.

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